Déroulement de la prise en charge

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Déroulement de la prise en charge du patient lors d’une intervention chirurgicale

 

1- Consultation et bilan pré-opératoires

Le vétérinaire traitant réalise une consultation avec les propriétaires lors de laquelle le diagnostic est soit posé soit laissé en suspend nécessitant une consultation spécialisée par le vétérinaire du service de chirurgie itinérante. Le vétérinaire traitant réalise les bilans de santé nécessaires pour s’assurer du bon état général de l’animal avant une anesthésie générale. L’ensemble des examens complémentaires est réalisé (bilan sanguin, radiographies, …). Un devis précis est fourni par le chirurgien ainsi que l’explication du pronostic et les recommandations nécessaires. La signature d’un consentement éclairé est exigée avant toute intervention chirurgicale.

 

2- Préparation de la chirurgie

  • Le service de chirurgie itinérante se déplace dans la structure vétérinaire référante et s’assure du diagnostic. Un examen orthopédique et neurologique est réalisé de façon systématique. Après discussion avec le vétérinaire traitant de l’état de santé général de l’animal voire l’appel des propriétaires, la chirurgie est entreprise.
  • Une consultation pré-opératoire avec les propriétaires peut s’avérer nécessaire.
  • Une prémédication est réalisée et un cathéter intraveineux est posé au niveau d’une patte. Une perfusion intraveineuse peut ainsi être mise en place pour la durée de la chirurgie et la période post-opératoire. Des morphiniques sont administrés pour une analgésie et une gestion efficace du confort de l’animal.
  • Les paramètres vitaux de l’animal sont surveillés et contrôlés tout au long de l’anesthésie par un monitoring précis : apalerte, pulsoxymètre, capnographe, tapis chauffant …
  • L’animal est maintenu endormi grâce à une anesthésie gazeuse par une sonde endotrachéale.
  • La zone à opérer est rasée largement et une asepsie stricte et rigoureuse standardisée est réalisée à la chlorexidine.

 

3- Intervention chirurgicale

L’ensemble des moyens nécessaires est mis en œuvre dans la réalisation de la chirurgie. Du matériel stérile à usage unique est utilisé, tout comme des implants haut de gamme (Synthes®, Aesculap®, …). Des radiographies de contrôle sont effectuées en cas de chirurgie orthopédique suite à l’intervention.

 

4- Phase post-opératoire

Le réveil est effectué en arrêtant les gaz anesthésiques. Un contrôle rigoureux du confort de l’animal est effectué afin que le patient se réveille calmement. Un bandage peut être mis en place si nécessaire.  Un rapport de référence complet et exhaustif est effectué. Afin d’optimiser la guérison, le patient repart avec l’ensemble des recommandations à suivre relatives à l’état général, au suivi de la plaie voire du bandage, aux délais et modalités de reprise de l’activité normale, à la prise de médicaments

 

Déroulement de la prise en chirurgie itinérante

 

 

5- Les suites opératoires

En général, il s’agit de garder votre animal au repos STRICT et COMPLET selon une période variable en fonction du type d’intervention. Le port de la collerette est obligatoire quand l’animal n’est pas sous surveillance rapproché (donc la nuit aussi !!) car il faut en général 2 semaines pour que le processus de cicatrisation de l’incision arrive à son terme. Le léchage de la plaie pourrait être catastrophique dans le cas d’une ostéosynthèse.

Suite à une intervention chirurgicale, ne vous attendez pas immédiatement au résultat final car la convalescence est absolument nécessaire et garante du bon résultat.

En cas de doute, la collaboration entre votre vétérinaire régulier et le chirurgien est primordiale. N’hésitez pas à contacter votre vétérinaire qui nous consulte si cela est nécessaire.

 

6- Les éventuelles complications

Tout acte chirurgical comporte des risques et la présence de maladies ou atteintes associées (traumatismes suite à un accident, maladie endocrinienne comme le diabète ou le Cushing, obésité, …) peut majorer ces risques.

Il existe des complications mineures (hématome, sérome) et des complications qui peuvent être majeures si les recommandations ne sont pas scrupuleusement suivies.

Les complications de l’anesthésie et des traitements accessoires : bien qu’exceptionnels, les accidents de l’anesthésie, qu’elle soit locale, loco-régionale ou générale existent. Ils vous seront expliqués lors de la consultation préopératoire. Lors d’un traumatisme le risque est en effet majoré. Ainsi des contusions pulmonaires peuvent apparaitre au cours des premières 24 à 48 heures suite au choc. Un risque d’embolie graisseuse sur une fracture complexe ou non traitée précocement peut également exister. En signant le consentement éclairé, les propriétaires sont mis au courant de ces risques et reconnaissent assumer l’ensemble des frais engendrés par l’intervention chirurgicale.

  • Le risque infectieux est minimisé lors de l’intervention par les mesures strictes d’asepsie, par l’usage de matériel stérile à usage unique et par l’administration pré-opératoire d’antibiotiques. L’origine d’une infection chez les chiens et les chats est la plupart du temps due au léchage suite à « l’oubli » de la collerette par les propriétaires. Cette complications exceptionnelle mais grave impose parfois le retour en chirurgie et la prise prolongée d’antibiotiques.
  • Le bris d’implants est une complication majeure pouvant survenir suite à une ostéosynthèse lorsque le repos strict et complet n’est pas suivi. La durée du repos préconisée est la durée minimale à effectuer et non optimale. Même si votre chien ou votre chat ne présente plus de boiterie, dans les premières semaines ce sont les implants qui subissent tout le stress lors d’une activité. La guérison osseuse radiographiquement et le seul garant d’un retour à une activité normale.
  • La persistance d’une boiterie peut survenir en lien avec la chronicité du problème et l’éventuel développement irréversible de l’ostéoarthrose. Lors d’une atteinte ostéoarticulaire ou neurologique, la rapidité d’intervention est primordiale pour minimiser les lésions irréversibles. La fonte musculaire suite au non-usage d’un membre est très rapide et le retour d’une masse musculaire normale peut être long sur un membre opéré. De la physiothérapie avec des protocoles précis peuvent s’avérer utiles.
  • D’une manière générale, il est important d’intervenir rapidement et de ne pas laisser trainer un trouble qu’il soit ostéo-articulaire, neurologique ou encore respiratoire (ex : syndrome brachycéphales) avant que des lésions irréversibles ne soient présentent et modulent le résultat que vous aviez escompté. Une consultation précoce et la discussion avec signature du consentement éclairé est nécessaire.

 

Ces risques sont acceptés par les propriétaires lors de la signature du consentement éclairé et restent à leur charge.